JAGUAR   X J 220

 La Jaguar X J 220 est une œuvre d'art, l'une des plus belles automobiles jamais créées, des plus rapides aussi, elle est confidentielle et reste assez peu connue du grand public .


 Inspirée des prototypes Groupe C de son époque

 

En juin 1988, JAGUAR place ses trois X J R 9  à l'arrivée des 24 Heures du Mans, et  remporte pour la sixième fois la plus prestigieuse course du monde, après la Type C et la Type D, la XJR9 s'impose en surclassant les Porsche 962 C. La marque ajoutera deux ans plus tard une 7° victoire avec la  X J R  12 .

C'est au salon de Birmingham que le public découvre l'éblouissante  X J 220 dérivée des prototypes de courses victorieux , profilée comme un avion de chasse, une ligne irrésistible et une vitesse de 350 km/h. 

Le modèle de salon exposé en 1988


Les Jaguar XJ 220 seront livrés à partir de 1992 . (pour un prix, un record à l'époque, dépassant 3.5 Millions de Francs Français )

Il est difficile d'avancer un chiffre précis d'exemplaires   "de production" . Le nombre total serait  autour de 280,  incluant 69  en conduite à droite, quelques  prototypes, et de "pré-production", ainsi que les XJ 220 S, à carrosserie en fibre de carbone. 

Les courbes et les volumes sont si justes qu'ils semblent une œuvre de la nature. Cette élégance du style, constante depuis des décennies, est inscrite dans les gènes de Jaguar .

Jaguar Type D, 1955, vitesse et beauté indissociables. Quarante ans les séparent, pourtant il est difficile de ne pas y penser en contemplant une X J 220.

 

Le prototype X J 13, à la fin des années soixante, fantomatique

Unique exemplaire , son objectif était les 24 h. du Mans, il fût malheureusement complètement détruit lors d'essais. On peut là aussi y percevoir une source d'inspiration pour le dessin de la X J 220.

 

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Jaguar Type E, si belle qu'elle fait partie de la collection permanente du Musée d'art moderne de New York


 

La Jaguar X J 220 intègre intimement les techniques les plus performantes des voitures de courses de son époque, à l'esprit du grand tourisme, une pression sur l'accélérateur transforme cette beauté en missile. Elle était l'automobile de route la plus rapide au monde en son temps, dépassant les 350 km/h. Vingt cinq ans ont passé, mais aujourd'hui encore, les voitures pouvant atteindre cette vitesse se comptent sur les doigts d'une seule main, et leur prix dépasse largement le million d'Euro.


La structure monocoque en aluminium alvéolé, les suspensions (si fines et extraordinairement belles), l'aérodynamique [et même la vitesse de pointe] sont quasiment celles que l'ont retrouve sur les prototypes alignés aux 24 H. du Mans,  la qualité de construction est irréprochable, les finitions de l'intérieur et même du petit compartiment à bagages correspondent aux critères de luxe de Jaguar. 

 

 

L'aérodynamique de la XJ 220 est une référence, l'effet de sol  généré par le carénage inférieur, apportait une force d'appui similaire à celle du prototype de courses XJR10, avec un coefficient de trainée encore meilleur.

      

Les traits de la Jaguar X J 220 commercialisée sont quasi-identiques à ceux de l'étude de 1988, les lignes de l'arrière différent légèrement, par contre le moteur retenu sera le formidable six cylindres, tout aluminium, de 3.5L à double turbo, plus compact et léger (145 kg contre 240) que le douze cylindres, de conception ancienne, équipant le prototype pour sa présentation. Ce moteur est dérivé de celui qui propulsait les prototypes de courses XJR10 et 11.  


Ce choix de moteur différent, fut avancé comme prétexte, pour tenter de ne pas honorer leur engagement de commande, par quelques clients, en revers de fortune, ou d'autres qui n'avaient comme motivation d'achat qu'une plus-value importante lors d'une revente immédiate. Certains journalistes, sans savoir,  reprirent à leur compte cette "critique" , ce qui fait sourire les quelques privilégiés qui ont eu le bonheur de piloter une X J 220. On peut par ailleurs rappeler que les seules concurrentes de l'époque étaient motorisées elles aussi par des moteurs turbo, la Ferrari F40 (V8 Bi turbo de 2.9 L) et la Porsche 959 (6 Cylindres bi-turbo de 2.8 L), la Jaguar X J 220 les surclassera largement. 


Bon sang ne saurait mentir et c'est presque naturellement qu'en 1993, la X J 220 s'imposera elle aussi aux 24 heures du Mans, en catégorie GT, aux mains de David Coulthard, David Brabham et John Nielsen.

[ la victoire ne sera cependant pas entérinée officiellement sur un prétexte règlementaire..]


Cette merveilleuse carrosserie est façonnée en aluminium, Jaguar s'attachant heureusement à la noblesse du métal formé, à la pièce, chaque voiture étant absolument unique et non « sortie d’un moule » comme le sont les modèles faits de composites. La transposition des solutions aérodynamiques éprouvées sur les prototypes de compétition est fondamentale et son traitement dans l'univers du Grand Tourisme est magistral, la XJ 220 est incroyablement pure et belle sous tous les angles de vue. 

 

Miss Monde


 

La JAGUAR X J 220 est rare et secrète, pouvoir l'admirer en réalité est déjà un privilège. Ces merveilles si rarement aperçues, sont jalousement conservées seulement quelques unes se trouvent, parfois, encore accessibles à l'achat.  

Cette voiture n'a parcouru qu'un peu plus de 1000 kilomètres, le sublime bleu profond s'accorde idéalement aux vitrages teintées et à la sellerie beige de l'intérieur.

Le cœur de ce pur-sang, un moteur magnifique, d'ascendance Cosworth, compact et ultraléger, il développe 550 ch. à 7200 t/mn. et dérive directement de ceux équipant les prototypes de courses XJR 10 et XJR 11 (ci-dessous). 

 

 

 Cette sculpturale mécanique  apparait dans sa beauté brut, exactement comme sur une voiture de compétition, mais ici en contrastant avec la finition, la qualité de construction  d'ensemble et le luxe de l'intérieur. Ce point est à noter, à ce niveau de performances et à cette époque, la finition était assez sommaire, par exemple sur les Ferrari F40 ou F 50.

   


Cette formidable automobile sera la dernière JAGUAR, Ford rachetant la marque l'année suivante.  Comme la F40, contemporaine, qui fut, elle, l'ultime signature d'Enzo Ferrari, ces chefs d'œuvres marquèrent en fait, la fin d'une époque.

Automobile ou œuvre d'art, beauté classique, prestigieuse et rare, sa valeur d'investissement  se confirmera.  Acquérir l'un de ces trésors est réservé aux connaisseurs clairvoyants, pendant qu'il en est encore temps, pour une aventure hors du commun.

PRIX :  650 000.00 €


 

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